Biochimie, biologie et biotechnologie (STL) · Terminale · S2 – Immunité cellulaire et moléculaire
Immunité adaptative : lymphocytes, anticorps et mémoire
Une réponse taillée pour l’antigène.
En bref
L’immunité adaptative met quelques jours à démarrer, mais elle vise un antigène précis et s’en souvient : c’est la base de la vaccination.
Trois familles de lymphocytes
| Lymphocyte | Récepteur | Marqueur | Devient |
|---|---|---|---|
| B | BCR (anticorps membranaire) | — | plasmocyte sécréteur d’anticorps |
| T4 | TCR | CD4 | lymphocyte T auxiliaire (chef d’orchestre) |
| T8 | TCR | CD8 | lymphocyte T cytotoxique (tueur) |
Chaque lymphocyte porte un seul type de récepteur : il ne reconnaît qu’un antigène.
La présentation de l’antigène
Une cellule présentatrice d’antigène (CPA, surtout la cellule dendritique) phagocyte l’intrus, le découpe et expose des peptides antigéniques sur une glycoprotéine de surface du complexe majeur d’histocompatibilité (CMH).
Phagocytosedécoupagepeptide + CMH en surfacereconnaissance par le TCR
Un lymphocyte T ne reconnaît jamais un antigène libre : seulement un peptide présenté par le CMH.
L’activation et la coopération cellulaire
- Le T4 dont le TCR reconnaît le complexe se multiplie : c’est la sélection puis l’activation monoclonale (un clone).
- Il devient T auxiliaire et sécrète des messagers (interleukines).
- Ces messagers aident les T8 activés à devenir T cytotoxiques, et les B activés à devenir plasmocytes.
Les deux effecteurs
- Le T cytotoxique reconnaît une cellule infectée par un virus et la lyse avec le système perforine-granzymes : la perforine perce la membrane, les granzymes déclenchent la mort de la cellule.
- Le plasmocyte, riche en réticulum endoplasmique granuleux et en vésicules de sécrétion, produit des milliers d’anticorps par seconde.
L’anticorps (immunoglobuline)
Une molécule en Y : deux chaînes lourdes, deux chaînes légères. Les extrémités des bras portent le paratope, qui se lie à l’épitope de l’antigène, par complémentarité de forme.
Rôles : neutralisation (un virus ou une toxine couverts d’anticorps ne peuvent plus se fixer) et opsonisation (la bactérie couverte d’anticorps est bien plus vite phagocytée). L’anticorps ne détruit pas lui-même : il marque.
La mémoire immunitaire
| Réponse | Délai | Intensité | Anticorps dominants |
|---|---|---|---|
| Primaire (1er contact) | environ 1 à 2 semaines | faible | IgM puis IgG |
| Secondaire (contact suivant) | quelques jours | forte, durable | IgG |
Les lymphocytes mémoire, formés à la première rencontre, expliquent cette réponse plus rapide.
Au sérodiagnostic, des IgM spécifiques signent une infection récente ; des IgG seules, une infection ancienne ou une vaccination.
Exemple travaillé
Un patient a des IgM anti-virus élevées et des IgG faibles : l’infection date de quelques jours. Un mois plus tard, les IgM ont disparu et les IgG sont hautes : la réponse est installée et la mémoire constituée.
Teste-toi
6 questions pour vérifier
Touche une réponse : la correction s’affiche tout de suite.
1.Quel lymphocyte porte le marqueur CD8 ?
2.Un lymphocyte T reconnaît un antigène…
3.Le rôle principal du lymphocyte T auxiliaire est de…
4.Le plasmocyte est riche en réticulum endoplasmique granuleux car…
5.La partie de l’anticorps qui se lie à l’antigène est…
6.L’opsonisation…
0 / 6 questions
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La fiche de révision, sur une page
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