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Sécurité des réseaux
Chiffrer, signer, authentifier.
En bref
La sécurité d’un échange repose sur trois garanties distinctes, qu’il ne faut jamais confondre.
Les trois garanties
| Garantie | Ce qu’elle promet | Ce qui l’assure |
|---|---|---|
| Confidentialité | Personne d’autre ne lit | Le chiffrement |
| Intégrité | Rien n’a été modifié | Le hachage |
| Authenticité | L’interlocuteur est bien celui qu’il prétend | La signature et le certificat |
Symétrique ou asymétrique
| Symétrique (AES) | Asymétrique (RSA) | |
|---|---|---|
| Les clés | Une seule, partagée | Une paire : publique et privée |
| La vitesse | Rapide, adapté aux gros volumes | Bien plus lent |
| Le problème | Comment transmettre la clé sans qu’elle soit interceptée | Résolu : la clé publique se diffuse |
D’où l’usage réel : l’asymétrique sert à échanger une clé de session symétrique, et tout le reste de la communication est symétrique. C’est exactement ce que fait HTTPS à chaque connexion.
Chiffrer ou signer — le point à ne pas rater
| L’émetteur utilise… | Le résultat |
|---|---|
| La clé publique du destinataire | Confidentialité : lui seul peut déchiffrer |
| Sa propre clé privée | Signature : tous vérifient l’origine et l’intégrité |
La signature ne protège rien du regard : elle prouve qui a écrit.
Les fonctions de hachage
SHA-256 transforme un message de taille quelconque en une empreinte de taille fixe.
| Propriété | Sa conséquence |
|---|---|
| À sens unique | Impossible de remonter au message |
| Effet d’avalanche | La moindre modification change entièrement l’empreinte |
Elle sert à vérifier l’intégrité et à stocker les mots de passe — jamais en clair, et toujours avec un sel aléatoire pour empêcher les attaques par dictionnaire précalculé.
Certificats et autorités
Rien n’empêche un attaquant de publier une clé publique en se faisant passer pour un autre. Un certificat lie une clé publique à une identité, et il est signé par une autorité de certification en laquelle le navigateur a confiance.
Le cadenas de la barre d’adresse ne dit qu’une chose : la chaîne de certificats remonte à une autorité connue.
Les attaques au programme
| Attaque | Son principe |
|---|---|
| L’homme du milieu | L’attaquant s’intercale et relaie les messages en les lisant |
| L’hameçonnage | Obtenir des identifiants par une fausse page |
| Le déni de service distribué | Saturer un serveur de requêtes |
| L’injection SQL | Détourner une requête par les données saisies |
| Les rançongiciels | Chiffrer les données de la victime |
Les protections
Pare-feu (filtrage des ports), VPN (tunnel chiffré), segmentation du réseau, mises à jour, authentification à plusieurs facteurs.
Le maillon le plus faible reste l’utilisateur : la majorité des intrusions commencent par un courriel.
Teste-toi
6 questions pour vérifier
Touche une réponse : la correction s’affiche tout de suite.
1.Dans un chiffrement asymétrique, quelle clé sert à chiffrer un message destiné à quelqu’un ?
2.Pourquoi HTTPS combine-t-il chiffrement asymétrique et symétrique ?
3.Qu’est-ce qu’une fonction de hachage ?
4.Un mot de passe doit être stocké chiffré et déchiffrable par le serveur.
5.Que garantit une signature numérique ?
6.À quoi sert une autorité de certification ?
0 / 6 questions
Dans l’app, ce chapitre a son quiz complet, chronométré, et tes erreurs reviennent au bon moment pour ne plus les refaire.

La fiche de révision, sur une page
Tout « Sécurité des réseaux » sur une seule page A4 illustrée : l’essentiel, les pièges et un mini-test. Elle se débloque dans l’app avec des gemmes — et ton compte gratuit en offre assez pour tes trois premières fiches.

