Physique-chimie et mathématiques (STI2D · STL) · Terminale · Mathématiques — Nombres complexes
Nombres complexes : forme exponentielle
Tourner et multiplier sans effort.
En bref
En première, tu as écrit un nombre complexe sous la forme a + i b et défini son module et son argument.
En première, tu as écrit un nombre complexe sous la forme a + i b et défini son module et son argument. La forme exponentielle rend les produits et les rotations presque gratuits, et c’est elle que les électriciens utilisent pour les tensions sinusoïdales.
L’exponentielle complexe
e^(iθ) = cos θ + i sin θ
C’est le point du cercle trigonométrique d’angle θ : son module vaut 1.
| θ | e^(iθ) |
|---|---|
| 0 | 1 |
| π/2 | i |
| π | −1 |
| π/4 | (√2/2) + i (√2/2) |
La forme exponentielle
Tout complexe non nul s’écrit
z = r × e^(iθ), avec r = |z| > 0 et θ un argument de z
Passer de a + i b à r e^(iθ) : r = √(a² + b²), puis cos θ = a/r et sin θ = b/r.
Exemples :
- 1 + i : r = √2 et cos θ = sin θ = √2/2, donc 1 + i = √2 e^(iπ/4).
- 2 e^(iπ/3) = 2 (cos π/3 + i sin π/3) = 2 (1/2 + i √3/2) = 1 + i√3.
Les règles de calcul
Elles prolongent celles de l’exponentielle réelle :
r e^(iθ) × r’ e^(iθ’) = r r’ e^(i(θ + θ’))
(e^(iθ))ⁿ = e^(i n θ)
On multiplie les modules et on additionne les arguments.
Exemple : 2 e^(iπ/6) × 3 e^(iπ/3) = 6 e^(iπ/2) = 6i.
Les formules de trigonométrie qui en découlent
En développant e^(i(a + b)) = e^(ia) × e^(ib) et en identifiant parties réelles et imaginaires :
cos(a + b) = cos a cos b − sin a sin b
sin(a + b) = sin a cos b + cos a sin b
cos 2a = cos² a − sin² a = 2 cos² a − 1 = 1 − 2 sin² a
sin 2a = 2 sin a cos a
Linéariser : cos² a = (1 + cos 2a) / 2 et sin² a = (1 − cos 2a) / 2.
Application : une primitive de cos² t est t/2 + sin(2t)/4. Et la moyenne de cos²(ω t) sur une période vaut ½ : c’est pourquoi la puissance moyenne dissipée par une résistance parcourue par i = I max cos(ω t) vaut R × I max² / 2 = R × I eff².
Réduire a cos(ω t) + b sin(ω t)
a cos(ω t) + b sin(ω t) = A cos(ω t + φ), avec A = √(a² + b²), cos φ = a/A et sin φ = −b/A
Exemple : √3 cos t + sin t. A = √(3 + 1) = 2 ; cos φ = √3/2 et sin φ = −1/2, donc φ = −π/6 : √3 cos t + sin t = 2 cos(t − π/6). La somme de deux signaux de même fréquence est une sinusoïde de même fréquence.
Résoudre des équations
- Premier degré : (1 + i) z = 2 donne z = 2 / (1 + i) = 2 (1 − i) / 2 = 1 − i.
- z² = a avec a réel : si a > 0, z = ±√a ; si a < 0, z = ±i √(−a). Exemple : z² = −9 donne z = 3i ou z = −3i.
Interpréter géométriquement
| La transformation | Effet sur le point d’affixe z |
|---|---|
| z ↦ z + b | Translation de vecteur d’affixe b |
| z ↦ k z (k réel non nul) | Homothétie de centre O et de rapport k |
| z ↦ e^(iθ) z | Rotation de centre O et d’angle θ |
Exemple : multiplier par i = e^(iπ/2) fait tourner d’un quart de tour : le point d’affixe 2 devient 2i.
En électricité
Un courant i(t) = I √2 cos(ω t + φ) est représenté par le complexe I e^(iφ) : additionner des courants de même fréquence revient à additionner des complexes (les électriciens notent j au lieu de i, pour ne pas confondre avec l’intensité).
Teste-toi
6 questions pour vérifier
Touche une réponse : la correction s’affiche tout de suite.
1.À quoi est égal e^(iθ) ?
2.Quelle est la forme exponentielle de 1 + i ?
3.Combien vaut e^(iπ) ?
4.Quelle est la forme algébrique de 2 e^(iπ/3) ?
5.Combien vaut 2 e^(iπ/6) × 3 e^(iπ/3) ?
6.Quelle égalité est vraie ?
0 / 6 questions
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La fiche de révision, sur une page
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