Français · Première · Le théâtre du XVIIe au XXIe siècle
Le théâtre du XVIIe au XXIe siècle
Un texte fait pour être joué.

En bref
Une pièce n’est pas un roman en dialogues : c’est une partition.
Une pièce n’est pas un roman en dialogues : c’est une partition. L’objet d’étude demande de lire le texte en imaginant la scène — voix, corps, espace, silences.
Le texte et ce qui l’entoure
| Forme de parole | Ce qu’elle signale |
|---|---|
| La tirade | Une longue prise de parole : domination, plaidoyer |
| Le monologue | Seul en scène : il dit ce qu’on cache |
| La stichomythie | Répliques très brèves qui s’enchaînent : tension |
| L’aparté | Dit au public, pas à l’interlocuteur |
| Élément | Son statut |
|---|---|
| Les didascalies | Indications de lieu, ton, gestes — le cœur du texte chez Sarraute, presque absentes chez Corneille |
| La double énonciation | Ce qu’un personnage dit à un autre est en même temps dit au public |
C’est la double énonciation qui rend possible l’ironie dramatique : le spectateur en sait plus que le personnage.
Les genres
| Genre | Ses règles ou son geste |
|---|---|
| La tragédie classique | Personnages de haut rang, fatalité, mort ; les trois unités — action, lieu, temps — et la bienséance |
| La comédie | Corriger les mœurs en faisant rire : comique de mots, gestes, situation, caractère, répétition |
| Le drame romantique — Hugo, Musset | Il refuse les règles, mêle registres et tons |
| Le théâtre du XXe | Plus d’intrigue chez Beckett, plus de personnage chez Sarraute : la parole devient l’action |
La structure
Exposition, nœud, péripéties, coup de théâtre, dénouement.
| Ressort | Ce qu’il fait |
|---|---|
| Le quiproquo | Un malentendu qui relance l’action |
| La scène d’aveu | Elle fait basculer l’intrigue |
| Le dénouement | Il se juge à ce qu’il laisse ouvert ou refermé |
Les registres
Comique, tragique, pathétique, lyrique, ironique, polémique.
Une même pièce en mêle presque toujours plusieurs : l’analyse consiste à repérer les basculements — le moment exact où le rire devient grinçant.
La mise en scène compte
Décor, costumes, rythme, jeu des corps : une pièce n’existe pleinement que jouée.
À l’oral comme à l’écrit, mentionner un choix de mise en scène possible — un ton, un silence, un déplacement — est toujours valorisé, à condition de le justifier par le texte.
Question à se poser sur toute scène : qui a le pouvoir de la parole, et qui le perd ?
Teste-toi
6 questions pour vérifier
Touche une réponse : la correction s’affiche tout de suite.
1.Qu’est-ce que la double énonciation au théâtre ?
2.Qu’est-ce qu’une stichomythie ?
3.Que sont les didascalies ?
4.Quelles sont les trois unités du théâtre classique ?
5.Qu’est-ce qu’un aparté ?
6.Sur quoi repose un quiproquo ?
0 / 6 questions
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