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Maths expertes · Terminale · Nombres complexes

Équations polynomiales et nombres complexes

Toute équation polynomiale a ses racines.

En bref

Le motif historique des complexes est ici : dans ℂ, toute équation polynomiale non constante admet des solutions.

Le motif historique des complexes est ici : dans ℂ, toute équation polynomiale non constante admet des solutions. Aucune n’est plus « sans solution ».

L’équation du second degré à coefficients réels

Pour a z² + b z + c = 0, on calcule Δ = b² − 4ac.

Le signe de ΔLes solutions
Δ > 0Deux solutions réelles : (−b ± √Δ)/(2a)
Δ = 0Une solution double : −b/(2a)
Δ < 0Deux solutions complexes conjuguées : (−b ± i√(−Δ))/(2a)

Le passage de √Δ à i√(−Δ) est le seul changement par rapport à la Première. Les deux solutions sont conjuguées l’une de l’autre — propriété générale quand les coefficients sont réels.

Le théorème fondamental de l’algèbre

Tout polynôme non constant à coefficients complexes admet au moins une racine dans ℂ. Par récurrence : un polynôme de degré n admet exactement n racines comptées avec leur multiplicité, et se factorise en un produit de n facteurs du premier degré.

C’est ce résultat qui justifie qu’on ne cherche plus jamais si une équation « a des solutions » : on cherche lesquelles.

Coefficients réels et racines conjuguées

Si un polynôme est à coefficients réels et admet la racine z, alors z̄ est aussi racine : les racines non réelles vont par paires.

Conséquence utile : un polynôme de degré impair à coefficients réels admet au moins une racine réelle.

La factorisation

Connaître une racine évidente z₀ permet de factoriser par (z − z₀). Le quotient s’obtient par identification des coefficients : poser la forme du quotient avec des coefficients inconnus, développer, identifier. C’est la méthode attendue pour un degré 3.

RelationSa valeur
Somme des racines d’un trinôme−b/a
Produit des racinesc/a

Elles servent à retrouver la seconde racine quand la première est connue.

Les équations zⁿ = a

Elles se résolvent en forme exponentielle. En écrivant a = r e^(iθ) et z = ρ e^(iφ), l’équation devient ρⁿ = r et nφ = θ + 2kπ. D’où n solutions :

z = r^(1/n) e^(i(θ + 2kπ)/n), pour k de 0 à n−1

Leurs images forment un polygone régulier à n côtés.

Les trois erreurs à éviter

ErreurCe qu’il faut écrire
√(−4) = 2iLe symbole racine n’est pas défini sur les négatifs : passer par i√4
« Δ < 0, donc pas de solution »Deux solutions conjuguées
Ne donner qu’une racine à zⁿ = aLes n valeurs de k, de 0 à n−1

Le passage de ℝ à ℂ ne change pas la méthode du second degré : il change seulement ce qu’on écrit quand Δ est négatif.

Teste-toi

6 questions pour vérifier

Touche une réponse : la correction s’affiche tout de suite.

  1. 1.Que donne une équation du second degré à coefficients réels avec Δ < 0 ?

  2. 2.Que dit le théorème fondamental de l’algèbre ?

  3. 3.Si un polynôme à coefficients réels admet la racine z, que peut-on dire ?

  4. 4.Un polynôme de degré impair à coefficients réels admet…

  5. 5.Combien l’équation zⁿ = a (a non nul) admet-elle de solutions ?

  6. 6.Comment résout-on l’équation zⁿ = a ?

0 / 6 questions

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