Philosophie (voie techno) · Terminale · Les notions du programme
La liberté
Libre, est-ce faire ce qu’on veut ?
En bref
« Je suis libre, je fais ce que je veux. » La formule semble évidente ; elle pose pourtant trois problèmes différents qu’il faut séparer dans une copie.
Trois questions sous un même mot
| Le sens | La question | Le contraire |
|---|---|---|
| Faire ce qui me plaît | Suis-je empêché ? | La contrainte, l’obstacle |
| Libre arbitre | Mon choix vient-il vraiment de moi ? | Le déterminisme |
| Liberté politique | Sous quelles lois suis-je libre ? | La servitude, la tyrannie |
Faire ce qui me plaît : une liberté fragile
Céder à chaque envie, est-ce être libre ? Le fumeur qui ne peut pas arrêter obéit à son besoin. Pour les stoïciens comme Épictète, la liberté consiste à distinguer ce qui dépend de nous (nos jugements, nos désirs) de ce qui n’en dépend pas (la santé, la réputation, la fortune).
Le libre arbitre en question
Descartes fait de la volonté libre ce qui nous rend le plus semblables à Dieu : je peux toujours suspendre mon jugement. Mais la liberté d’indifférence (choisir sans raison) est « le plus bas degré de la liberté » : on est d’autant plus libre qu’on voit clairement le bien.
Spinoza conteste : les hommes se croient libres parce qu’ils sont conscients de leurs actions et ignorants des causes qui les déterminent — comme une pierre lancée qui, si elle pensait, se croirait libre de voler. La liberté n’est pas une absence de causes, mais l’action qui découle de notre propre nature comprise.
Sartre, à l’opposé, affirme que « l’homme est condamné à être libre » : il n’a pas de nature fixée d’avance, il se fait par ses choix, et ne peut s’en décharger sur les circonstances. Même ne pas choisir est un choix.
La liberté politique
Vivre sans loi, ce serait être à la merci du plus fort. Montesquieu définit la liberté comme « le droit de faire tout ce que les lois permettent ». Rousseau va plus loin : « l’obéissance à la loi qu’on s’est prescrite est liberté ». Le citoyen est libre quand il obéit à des lois qu’il a contribué à faire.
La loi n’est pas l’ennemie de la liberté : elle la protège de la loi du plus fort.
Exemple d’usage en copie
Sujet : « Être libre, est-ce n’obéir à personne ? » On montre que refuser toute obéissance livre au caprice et aux plus forts ; puis que l’obéissance à une loi juste, que l’on reconnaît comme sienne, est une forme supérieure de liberté (Rousseau) ; enfin que cette liberté exige un effort de jugement personnel (Descartes, Sartre).
Teste-toi
6 questions pour vérifier
Touche une réponse : la correction s’affiche tout de suite.
1.Quel est le contraire du libre arbitre ?
2.Pour Épictète, qu’est-ce qui dépend de nous ?
3.Descartes voit dans la liberté d’indifférence…
4.Selon Spinoza, pourquoi les hommes se croient-ils libres ?
5.« L’homme est condamné à être libre » est une formule de…
6.Pour Sartre, ne pas choisir est encore un choix.
0 / 6 questions
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La fiche de révision, sur une page
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